Réinvestir en sciences, une réelle urgence!

Il est urgent que les gouvernement fédéraux et provinciaux donnent enfin une lueur d’espoir pour la science. Il est urgent d’y réinvestir pour renverser plus d’une décennie de ce qui s’apparente plus à un démantèlement, qu’à un régime minceur. Plusieurs centres de recherche de pointe sont aujourd’hui chancelants, s’ils ont survécu, fonctionnant de mal en pis avec des budgets qui n’ont fait que diminuer pendant cette période noire pour la science. Les coupures sont venues de partout, autant du fédéral que du provincial, conjuguées à une austérité provinciale tous azimuts, incluant le (dé)financement des universités. L’impact s’est alors multiplié, du fait que les salaires des professeurs (qui sont aussi chercheurs) proviennent du budget des universités; sans compter qu’on a aussi étranglé le renouvellement du corps professoral, et donc de la relève. Reste à espérer aussi que le gouvernement fédéral donnera un exemple salutaire au gouvernement provincial, pour que celui-ci comprenne enfin qu’investir en science est au moins tout aussi efficace, sinon plus, qu’investir dans les infrastructures.

Les scientifiques gravement inquiets pour la survie de la recherche au Québec

Dans le Québec du milieu du 20e siècle, il y avait peu de place pour la recherche en sciences et en mathématiques. Conscients des graves effets négatifs de cette lacune, autant pour l’économie que pour la culture générale, les artisans de la Révolution tranquille ont placé au cœur de leur planification le développement d’une communauté scientifique locale bien équilibrée.

Dans ce plan de modernisation du Québec, un premier volet fut certainement l’impressionnant développement des universités au Québec, dans la foulée de celui du système d’éducation publique. Pendant longtemps, on a compris à Québec l’importance de donner un large accès aux études universitaires, et la nécessité de bien financer les universités. Cela est essentiel pour ce qui est de la recherche scientifique, puisque les universités constituent le principal creuset de cette recherche. Continue reading

La recherche fondamentale, parent pauvre de l’austérité

Lettre ouverte au Ministre de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Québec,  Monsieur François Blais,

Monsieur le Ministre,

Parmi les dommages collatéraux peu apparents de cette ère d’austérité galopante, la recherche fondamentale souffre en silence. La recherche fondamentale n’a que rarement un impact à court terme perceptible.  Pourtant, sans un questionnement profond des bases de la connaissance, le dynamisme de notre créativité technologique, de nos avancées scientifiques, et de nos percées médicales est menacé de stagnation à moyen et long terme. Il y a déjà plusieurs années qu’on perçoit un certain déclin dans l’appui des grands organismes subventionnaires québécois et canadiens à la recherche fondamentale/théorique. Continue reading